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Le test musculaire en kinésiologie

Résultat de recherche d'images pour "test musculaire"Fondements et principes d’utilisation du test musculaire en kinésiologie

  Préambule

Nous détaillons ci-dessous l’utilisation du test musculaire au sein d’une séance de kinésiologie. La kinésiologie ne se résume pas, loin s’en faut,  à son utilisation. Un éclairage nous a paru nécessaire afin que chacun puisse mieux comprendre ce qui se passe en séance.

  Introduction

Le test  musculaire, tel la boussole de l’explorateur,  est indispensable au kinésiologue. Il sert à indiquer et  identifier des déséquilibres de différents ordres, parmi lesquels les déséquilibres émotionnel, musculaire, postural, hormonal, énergétiques (méridiens d’acupuncture).

En plus de mettre en lumière les déséquilibres du corps, cet outil permet au kinésiologue de mettre aussi en avant  ce qui amènera le corps à retrouver son équilibre. Toujours via le test musculaire, le kinésiologue détermine  les équilibrations prioritaires, puis, après les avoir effectuées, vérifie que le corps a bien enregistré l’équilibration et cela dans la durée.

Un test musculaire

Même si la kinésiologie recouvre de nombreuses équilibrations possibles dans les divers domaines déjà énoncés plus haut, le test musculaire est la base de la kinésiologie. Sans test musculaire, le kinésiologue n’est pas ou plus un kinésiologue.

Tout n’est pas testable avec le test musculaire et son utilisation requiert expérience et déontologie, sans quoi, elle peut donner naissance à des réponses qui relèvent de l’imaginaire ou du symbolique, voire à des réponses aléatoires.

Quelles sont les origines du test musculaire ? Comment fonctionne-t-il réellement ?  Quels en sont les principes et les limites ?

  Les origines

Aux Etats-Unis, les premières observations en terme de réponses musculaires (muscle testing) remontent à Lovett en 1912, puis à Kendal en 1949. Dans les années 1960, le Docteur Georges Goodheart, chiropracteur, développe sur les bases du test musculaire de ces derniers un nouveau concept appelé kinésiologie appliquée. Son collaborateur, le Docteur John Thie,  démocratise ce concept dans les années 1970 en créant le « Touch for health » ou « Santé par le Toucher », qui sera la base de tout l’édifice de la kinésiologie moderne.

Wat is Touch for Health? | Welkin Kinesiologie College
John Thie, concepteur du Touch for health

Aujourd’hui, le test musculaire s’est vulgarisé à travers le monde.

Il n’est pas le monopole des kinésiologues. Aussi, certains professionnels de santé l’utilisent dans l’exercice de leur activité : médecins, homéopathes, posturologues, podologues, orthophonistes, dentistes, chiropracteurs, ostéopathes, …

Le test musculaire utilisé en kinésiologie répond à des lois et des principes bien définis. Il est donc important de bien en connaître le fonctionnement.

  Définition et principe du test musculaire

Le test musculaire s’applique à n’importe quel muscle du corps et le kinésiologue en privilégie certains à tester selon le déséquilibre en jeu.

Le test musculaire consister à évaluer le tonus d’un muscle en lui opposant une pression légère à la contraction tout en testant un éventuel facteur de stress ; ce facteur de stress peut être une émotion, une attitude, une situation, un mouvement, ou une position corporelle. Le kinésiologie se sera auparavant assuré de la fiabilité du tonus de ce même muscle.

Le test musculaire est l’acteur essentiel d’un des principes fondamentaux sur lequel repose la kinésiologie. Ce principe éducatif consiste, pour chaque équilibration, et à l’aide du test musculaire, à :

  • montrer au corps ce qui le déséquilibre,
  • montrer au corps ce qui le rééquilibre,
  • effectuer la correction qui permet au corps de le rééquilibrer,
  • montrer au corps que le déséquilibre est corrigé.

Ces 4 étapes, qui s’apparentent à un dispositif de servomécanisme, sont nécessaires à l’ancrage des corrections.

Ainsi et de façon plus précise, le test musculaire est un outil de retour de l’influx nerveux (biofeedback) qui permet d’identifier les origines du déséquilibre et d’agir sur la cause du problème sans se limiter à la manifestation de ce même problème.

Cependant tout n’est pas testable !

   Les limites du test musculaire

Le cerveau ne faisant pas de distinction entre le réel, le symbolique, l’imaginaire ou le virtuel, les réponses musculaires doivent être reçues avec prudence.

En effet, le test musculaire repose sur les ressentis, les réactions de la personne face à une situation donnée et non sur la situation elle-même. C’est la façon dont la personne se voit et réagit face à une situation ou son environnement, que le kinésiologue teste et non l’environnement lui-même. Le kinésiologue travaille de façon objective sur de la subjectivité et non sur de l’objectivité. Le test musculaire est un détecteur de stress et non un détecteur de vérité.

De ce fait, cet outil est incompatible pour tester des situations non vérifiables, ou encore pour orienter des choix personnels ; ceux-ci n’incombant qu’à la personne elle-même, qui garde sa liberté de choix. C’est pour cela également que le kinésiologue ne peut pas s’aventurer à « interpréter ». Seule la personne qui est testée est en mesure de le faire  participant ainsi activement à sa démarche personnelle. Le test musculaire ne peut à lui seul résumer une séance de kinésiologie. D’autres facteurs rentrent en compte, tels que la relation testé- testeur, le positionnement du testeur, sa capacité d’écoute et son aptitude relationnelle.

Utilisé dans le cadre d’une séance de kinésiologie, le test musculaire n’a pas pour fonction de faire un diagnostic de l’état santé de la personne, ni de tester des médicaments, de prédire l’avenir ou encore de révéler des informations qui seraient étrangères à la personne.

Ne faisant pas de diagnostic ni d’interprétation, le kinésiologue n’est pas un thérapeute. C’est un facilitateur, un traducteur, un accompagnateur des réponses du corps et de la personne.

Les kinésiologues inscrits au SNK (Syndicat National des Kinésiologues) s’engagent à respecter un code de déontologie rigoureux concernant, notamment, l’usage à faire du test musculaire (voir  http://snkinesio.fr/kinesiologue-code-de-deontologie/ ).

Caroline Lecalvez et Fabrice Bughiar

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Le stress

  • “ Un état de stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face.”
Plus personne ne peut ignorer les conséquences du stress sur la santé physique et mentale.
Bien que nous travaillons beaucoup moins qu’autrefois, le surmenage touche aujourd’hui un Français sur deux. Et à l’échelle européenne, près d’un tiers des travailleurs estime que sa santé est affectée par le stress ressenti sur le lieu de travail.
  • > DES PATHOLOGIES “PROFESSIONNELLES”
Dans un rapport remis au Premier ministre, en février 2010, sur “Bien-être et efficacité au travail”, les auteurs ont identifié une douzaine de situations constituant des facteurs de stress.
Des réorganisations mal expliquées, des difficultés relationnelles avec la hiérarchie, les exigences des clients dans un contexte accru de concurrence et de mondialisation sont autant d’éléments qui fragilisent les salariés et “font perdre le sens du travail”. Selon l’AFSETT, les consultations pour risque psychosocial sont devenues, en 2007, la première cause de consultation pour pathologie professionnelle. La dépression, les maladies cardiovasculaires et certains troubles musculosquelettiques ont été reconnus comme des pathologies liées au stress.
  • > ET SI C’ÉTAIT UNE QUESTION D’OXYGÉNATION ?
L’attention, la précision, le travail intellectuel, le nombre d’informations à traiter et à prendre en compte nécessitent énormément d’énergie et donc d’oxygène au niveau cellulaire.
Une mauvaise oxygénation et nos capacités d’adaptation sont débordées.
Lorsque l’atmosphère est polluée, nous entrons en hypoxie, manque d’oxygène cellulaire.
Les messages sont brouillés, nous ne “captons plus” ! L’urgence est de rétablir une respiration efficace et une oxygénation équilibrée.
  • > STRESS AU TRAVAIL
Comment réagit notre organisme ?
Le stress est une réaction naturelle d’adaptation de notre organisme à une situation d’agression. Notre organisme réagit de manière constante quel que soit le contexte : émotions agréables ou situations de danger. Au départ, il libère dans le sang une vague de messagers chimiques à effets cardio- vasculaires et respiratoires :
l’organisme consomme alors plus d’oxygène et élimine davantage de CO2.
Ensuite, d’autres hormones interviennent, amplifiant cette action et favorisant la dégradation des graisses, produisant plus d’énergie.
Bon et mauvais stress ?
Deux types de stress sont à
distinguer : le bon stress (“eustress”) et le mauvais stress (“distress”).
Le bon stress est vital.
Grâce à lui, l’organisme s’adapte à une situation inhabituelle et nos chances de
survie augmentent ainsi en cas de danger ! Le bon stress est stimulant. Il nous donne la sensation d’être productif, plein d’énergie, optimiste.
A l’opposé, le mauvais stress – celui dont nous parlons le plus à notre époque – épuise les ressources de notre organisme et nous renvoie à des sensations de détresse, à des sentiments d’abandon, de frustration, voire de peur ou de colère.
A la longue, les capacités de résistance de l’organisme s’effondrent, ouvrant la porte à de nombreuses pathologies :
maux de tête, cervicalgies, dorsalgies, lumbago, ulcères d’estomac, fatigue, dépression, …
  • Le rôle de l’oxygène :
L’origine et les conséquences du stress sont intimement liées à l’oxygénation.
L’excès, comme le manque, d’oxygène, entraînent un stress oxydatif de la cellule.
Quand elle n’est plus nourrie correctement, la cellule assure mal ses fonctions et produit
alors des radicaux libres en excès. On parle alors de “stress oxydatif”
.
De très nombreuses études mettent en évidence l’association étroite entre l’altération de ces systèmes de défense et le développement de plus de 200 pathologies différentes ainsi
que le vieillissement. La pollution, les problèmes respiratoires, l’obésité, le ralentissement des systèmes métaboliques provoqué par un mode de vie sédentaire, par le repli sur soi, le tabagisme, sont autant de facteurs qui provoquent un manque d’oxygène tissulaire (hypoxie), lui-même générateur de radicaux libres et donc de stress oxydatif.
Le Bol d’air Jacquier® : un apport équilibré d’oxygène
L’oxygène est indispensable à notre survie. Il est aussi évident qu’un excès, comme un manque d’oxygène, sont préjudiciables à notre santé. Pour contrebalancer les excès
des différents stress, le Bol d’air Jacquier® permet une oxygénation tissulaire équilibrée.
Il s’agit de respirer, quelques minutes par jour, devant un appareil qui améliore l’assimilation de l’oxygène atmosphérique. Le Bol d’air® agit sur de nombreux troubles en augmentant la vitalité générale de l’organisme. Son utilisation favorise immédiatement la détente ; chaque séance est un vrai moment de relaxation.
  • LE STRESS DÉCLENCHE UNE SUCCESSION DE RÉACTIONS DANS NOTRE ORGANISME
Les trois phases du stress
Stress au travail

LA PHASE D’ÉPUISEMENT : l’effet débilitant du stressQuand le stress devient chronique, les capacités énergétiques de l’organismes’épuisent, le taux de glucose chute et les cellules ne sont plus nourries correctement.Plusieurs systèmes neuronaux et endocriniens se dérégulent, provoquant uneaugmentation constante du taux d’hormones corticoïdes.Les possibilités de l’organisme sont dépassées, l’épuisement est atteint et les pathologies apparaissent.

LA PHASE D’ALARME : la tempête hormonaleFace au facteur stressant, l’organisme libère dans le sang des catécholamines (adrélanine et noradrélanine). La vigilance augmente et libère des endorphines.Les sens sont aiguisés et les effets cardiovasculaires sont notoires. Par ailleurs, le rythme respiratoire s’élève et les bronches se dilatent pour augmenter l’apport en oxygène et l’élimination du CO2.

LA PHASE D’ADAPTATION : vigilance et résistance
Si le stress s’installe de manière durable, l’organisme passe à une phase de vigilance.
Une hormone cérébrale, l’ACTH, est libérée et active les cellules de la corticosurrénale qui
produisent les hormones corticoïdes. Celles-ci agissent au niveau énergétique en favorisant la production de sucres à partir de sources non glucidiques.
A ce stade, la pression sanguine reste élevée, les tissus retiennent des composants vitaux
comme le sodium, le potassium s’élimine, l’ immunité s’abaisse, les phases dépressives
apparaissent.

Thérapie Crânio-Sacrée

Thérapie crânio-sacrée, la santé de haut en bas

Camille Parinaud  rédigé le 30 mai 2016 à 12h36
  • thérapie crânio-sacréethérapie crânio-sacrée
Article paru dans le journal Alternative Santé nº 36

Dans l’éventail de ce que les Polonais appellent les médecines manuelles, dans la richesse apportée par l’ostéopathie, il en est une singulière : la thérapie crânio-sacrée. Cette méthode d’évaluation et de traitement vise à corriger les restrictions qui affectent l’axe formé du crâne, avec ses os et ses méninges, jusqu’au sacrum, au niveau du bassin.

Thérapie crânio-sacrée (TCS). Avouons que le nom en jette. On imagine une thérapie se focalisant sur ce magnifique crâne humain qui, pour le moins, est doublement sacré, puisque personne ne contestera que, question sacré, le visage le dispute au ­cerveau. Mais la réalité couvre un champ plus large encore.

La TCS devrait en toute objectivité s’appeler crânio-sacrum. Certes, d’un coup, ça en jetterait moins. D’une, le sacrum n’est connu du grand public que pour être extrêmement douloureux quand on tombe dessus ; de deux, son emplacement, concluant la chaîne des vertèbres sans appartenir pour autant au dos et ouvrant sur un espace « honteux », pourrait le déshonorer. Mais c’est oublier un peu vite que sacrum veut dire sacré et que de tout temps cet os a revêtu une dimension singulière, bien souvent spirituelle. Nous laissons, faute de place, au soin de votre curiosité la recherche que nous vous promettons fructueuse sur l’attrait que ­représente à travers les millénaires cet os.

Mais à prendre séparément les deux pôles de ce que l’on appelle le système crânio-sacré, nous nous enfonçons dans ­l’erreur. Ce système physiologique est un axe de vie au rythme particulier. Il est ­pulsé par l’augmentation ou la diminution du fluide céphalo-rachidien, mettant en jeu principalement le sacrum et la boîte crânienne, tous deux reliés par la moelle épinière. De ses origines ­embryonnaires jusqu’au moment où un patient consulte un thérapeute de TCS, ce système est en évolution et connaît blocages, tensions et autres ­restrictions. Le système crânio-sacré contient ce que les ostéopathes appellent la force vitale première (ou potentiel) qui anime l’organisme à travers les tissus conjonctifs.

Pressions de 5 grammes

Ce système est bien connu en néonatologie notamment. Quiconque a eu un enfant prématuré sait que le seul geste autorisé dans un premier temps aux parents est de poser une main sur le bas de ses fesses et l’autre sur le crâne. 
C’est un tracé balisé par les os du crâne, du visage, de la bouche, de la moelle épinière, des vertèbres, du sacrum. C’est dans la matière solide des os, membraneuse de fascia, du liquide céphalo-rachidien qu’il faut entendre ce que nous évoquions en début d’article, une réalité qui couvre un champ plus large encore en parlant de la thérapie cranio-sacrée.

La TCS est une thérapie ­manuelle ­ostéopathique développée dans la première moitié du XXe siècle par ­William Sutherland, ostéopathe ­américain disciple du fondateur de l’ostéopathie, Taylor Still himself. Très tôt, Sutherland eut l’intuition de la ­mobilité des os du crâne. Cette intuition, confirmée par ses recherches, ouvrit la voie à une évolution de l’ostéopathie en général, mais surtout à une thérapie à part entière basée sur cette fine pulsation rythmique, plus lente que le rythme ­cardiaque – et donc différente –, parcourant la colonne vertébrale du crâne au sacrum.

Sa thérapie ostéopathique a pour particularité de placer le thérapeute en ­guetteur du rythme crânien afin d’en déceler les troubles. En percevant les mouvements pulsés du crâne, le thérapeute peut diagnostiquer les tensions, les restrictions et autres stases. Ostéopathie oblige, à l’origine de ces mouvements, on retrouve le mécanisme respiratoire primaire, le MRP, responsable de la ­production, de la fluctuation et de la ­résorption du liquide céphalorachidien. Par une technique douce d’une ­pression de 5 grammes maximum, la TCS travaille sur les membranes – et le liquide céphalorachidien qu’elles contiennent – qui ­entourent le cerveau et la moelle épinière. ­Objectif : corriger les différentes restrictions de sorte que les méninges ainsi que les os du cerveau retrouvent leur liberté de mouvement naturel.

Cette thérapie vise à lever les ­obstacles que le système physiologique normal n’arrive pas à équilibrer. Elle accompagne le corps dans son rôle naturel ­d’autocorrection du système crânio-sacré. Si toutes les règles sont respectées, il ne peut y avoir d’effets secondaires induits par le thérapeute, car c’est le système qui décide comment la correction doit être faite. Le thérapeute n’est ici qu’un levier d’action qui va aider à renforcer le système.

Traitement

Le traitement implique que le thérapeute s’adresse au foyer des inflammations et au nœud des douleurs, mais surtout à tout le système corporel. Pour ce faire, il pratique des prises spécifiques du crâne, de la colonne vertébrale, du sacrum, du tronc ou des extrémités – prises qu’il relâche dans un mouvement léger de traction ou de déplacement des liquides et des tissus. Parallèlement le thérapeute agit sur les systèmes membranaire, liquidique, osseux, conjonctif et nerveux. Il est amené à percevoir les mouvements pulsés et à évaluer les écarts de rythme, d’amplitude ou de fréquence, les restrictions et autres tensions dans le but de débloquer en premier lieu les structures membranaires (ici les méninges). L’objectif est de permettre au système de retrouver une mobilité aussi normale que possible, et au liquide céphalo-rachidien de circuler plus librement et sans engorgement.

Niveaux d’action

Le travail s’exerce à plusieurs niveaux de structure et d’action. Le traitement crânio-sacré, tel qu’il est décrit, soutient aussi bien le système nerveux autonome et central que l’appareil locomoteur. Il intensifie l’autorégulation, les forces d’autoguérison et la compétence immunitaire, et vise un rythme CS plus équilibré. Grâce à la thérapie CS, qui soutient simultanément divers systèmes corporels, le corps est relaxé de l’extérieur vers l’intérieur. La thérapie crânio-sacrée a un vaste champ d’application : d’une part, elle est importante pour la régénération et le maintien de la santé et, d’autre part, elle soutient les processus de guérison dans le traitement des troubles et des maladies. Elle permet aussi d’agir à un niveau plus profond et plus subtil, celui du liquide à partir du niveau externe, celui des os et du tissu conjonctif.

Le thérapeute soutient le client aux différents niveaux par sa présence. Le corps, l’esprit et l’âme forment ensemble une unité naturelle.

Les niveaux de vécu humain peuvent se manifester ensemble ou séparément :
le niveau corporel (physique et énergétique), le niveau émotionnel, le niveau spirituel et mental, et le niveau psychique.

Il existe plusieurs notions et interprétations qui sont l’expression de la respiration primaire et du plan de traitement inhérent. Le traitement crée un espace où la guérison est possible et où les aspects du corps, de l’âme et de l’esprit peuvent être vécus en tant qu’unité. Une nouvelle sensation corporelle peut être instaurée.

Durée et cadre 
d’une séance

Une séance dure généralement une heure. La personne garde généralement ses vêtements et repose sur la table de massage. Dans certains cas, elle peut aussi rester assise. Il faut en général quelques séances pour que le patient ressente les effets de la thérapie et perçoive un changement.

Celui-ci peut prendre des formes très diverses : meilleure sensation de bien-être corporel, moins de stases, meilleure circulation, diminution des douleurs, équilibre des systèmes corporels, meilleur état général, plus grand éveil des sens.

Indications 
et contre-indications

Ce traitement est particulièrement bénéfique après un accident ou lors de maladies de l’appareil locomoteur telles qu’un traumatisme d’accélération crânio-cervical, des problèmes musculaires ou articulaires, des perturbations du système lymphatique, immunitaire ou hormonal ou des troubles du sommeil, mais aussi dans des situations éprouvantes de la vie ou des états de stress et d’épuisement.

Les problèmes statiques, visuels ou auditifs, les signes de stress, les allergies et l’asthme sont également sur la liste des indications. La thérapie crânio-sacrée est également indiquée chez les enfants souffrant de troubles du développement, d’hyperactivité, de dyslexie, de difficultés d’apprentissage, de malposition dentaire ou de problèmes de l’articulation temporomandibulaire.
Même le traitement des nourrissons est un important domaine d’application : la thérapie crânio-sacrée peut ainsi être utilisée chez les bébés qui hurlent, souffrent de coliques, présentent des problèmes de développement ou, par exemple, lors de trouble du déficit d’attention/hyperactivité (TDAH).

Il existe cependant des contre-indications, quoique peu nombreuses, à cette thérapie.
Les contre-indications les plus claires sont : une blessure récente, un traumatisme crânien ou cérébral récent, un infarctus cérébral, une tumeur ou une pression intracrânienne élevée.

Préventive et thérapeutique

La thérapie crânio-sacrée s’adresse à tous et peut s’employer pour des applications préventive, relaxante ou thérapeutique. Elle est efficace pour accroître ses capacités à apaiser le stress, se libérer des empreintes laissées par des vécus traumatisants, équilibrer et optimiser les fonctions du système nerveux ou encore renforcer son système immunitaire, entre autres vertus.

Les effets de la thérapie

Les indications de la thérapie crânio-sacrée sont très vastes. La TCS peut s’appliquer autant à des pathologies physiques qu’à des troubles d’ordre psycho-émotionnel. Il pourra traiter avantageusement aussi bien le bruxisme et tous les symptômes liés aux problèmes de dysfonctionnement de l’articulation temporo-mandibulaire qu’apporter soulagement à des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde. Durant ou au terme de la séance, le patient sera susceptible d’éprouver une palette assez large de sensations physiques telles que chaud, froid, picotements, spasmes musculaires, tremblements, douleurs fugaces, voire d’impressions qui lui seront propres. Ainsi, il se peut qu’il perçoive des couleurs, des éclairs lumineux, des sons, etc. Ce que vise la thérapie, au-delà de la correction des stases et des restrictions, c’est le fameux lâcher-prise somato-émotionnel, qui est l’irruption plus ou moins forte d’une émotion incarcérée dans le réseau énergétique et biologique du patient, reléguée aux tréfonds de nos oubliettes intimes, et souvent non conscientisée. L’énergie canalisée par le thérapeute et le travail de libération de l’enkystement ancien permet des déblocages émotionnels qui se manifestent le plus souvent par des pleurs ou des cris, et même parfois des rires. Quant au thérapeute, il va lui aussi ressentir des sensations physiques et capter des images ou des mots, tout ce ressenti mutuel étant ensuite échangé à la fin du travail.

Kinésiologie : Comment ça marche ?

La structuration du cerveau humain

La théorie du « cerveau triune », issue des travaux du chercheur Paul Mc Lean (années 70) présente notre cerveau comme une structure en trois dimensions qui se sont « empilées » au cours de l’évolution et dont chacune continue à remplir ses fonctions spécifiques :

  • Le cerveau reptilien, issu des reptiles, gère les capacités basiques nécessaires à la survie : se nourrir, se reproduire, se déplacer.
  • Le cerveau limbique, apparu avec les mammifères, gère les émotions. Il peut être assimilé à une immense banque de données où tous nos ressentis sont mémorisés en termes de plaisir ou de douleur, parfois à notre insu.
  • Le néo-cortex, couche extérieure de l’encéphale, a pris chez les humain un développement important. Dans l’hémisphère gauche, il intervient pour le langage, les capacités logiques, analytiques ; dans l’hémisphère droit, il permet les approches plus globales, synthétiques, intuitives, esthétiques…

Les conflits internes

Une simple analogie perçue dans une situation peut réveiller un vécu passé douloureux, même si la personne n’en est pas consciente. Alors, la libre volonté d’agir peut se trouver en conflit avec une réaction du « système automatique de protection » qui cherche à éviter le retour de la douleur, soit par la fuite de la situation, soit par la lutte qui cherche à en détruire la cause (travaux du Pr Henri Laborit sur la biologie des comportements).

Le rôle de la kinésiologie

La personne vient consulter parce qu’elle n’arrive pas à dominer un type d’action ou de situation. L’approche kinésiologique se propose de l’aider sur deux plans :

  1. Comprendre : Nous avons tous constaté que nos muscles reflètent nos états d’équilibre ou de déséquilibre : « les bras m’en tombent » ou « j’ai les jambes coupées ». Le kinésiologue spécialisé va utiliser le test (muscle verrouillé / non verrouillé) pour aider la personne à identifier certaines causes anciennes de ses conflits actuels.
  2. Résoudre : Dans un deuxième temps, il s’agira de désamorcer les réponses périmées du système de protection par l’utilisation de techniques variées, identifiées elles aussi par test musculaire (points réflexes, mouvements, visualisations…)

Le travail en séance permet de trouver du sens (prise de conscience sur le plan mental), un changement des sensations/perceptions sur les plans physique ou émotionnel et une meilleure vitalité sur le plan énergétique. Ces approches contribuent au bien être, à la réalisation de soi et de fait à un bon état de santé.

jeudi 5 septembre 2013, par FFK